Favoriser sa santé : les besoins vitaux

Petit guide du débutant, pour se lancer sans se ramasser!
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D’abord les grands principes :

- Les êtres vivants ont été façonnés par l'évolution pour s'adapter parfaitement à leur milieu, donc être en bonne santé. Ainsi le corps, si on lui fiche la paix et s’il a les ressources nécessaires, s'autorégule, s'autorépare, bref se remet en santé de lui-même.
 
- La "machine humaine" est une technologie trèèèès évoluée, dont on ne connaît pas le fonctionnement dans le détail, et dont on a perdu le mode d'emploi. Aucun diplôme ne peut nous rendre capables de la trifouiller sans risquer de faire pire que mieux.
 
- Pour fonctionner au mieux, l’humain a des besoins auxquels il faut répondre.
 
- Aucun problème de santé n'est purement physique ou psychologique, les deux ayant un tas d'interactions, mais la base reste le corps qui permet à l'esprit d'exister (dans cette réalité, s’il y en a d’autres je n’en sais rien et les croyants non plus).
 
- Je présente ici les règles générales, le cadre naturel. De nombreux facteurs peuvent faire que dans certains cas il sera bénéfique et même parfois vital de faire autrement, par exemple prendre un médicament toxique ou s’alimenter différemment, mais les remèdes (naturels ou non) présentent toujours des risques.
 

Les besoins primaires de l’humain, correspondant aux ressources qui lui étaient facilement accessibles lors de sa création :

- Température externe proche de 26° sans vêtements (21° avec)
- Air
- Eau
- Soleil avec un bon ratio UVB/UVA
- Bonheur : un entourage sain (proche et sociétal) qui ne stresse pas, qui donne du contact physique, du soutien, de la douceur, du sexe, du dialogue, des activités en harmonie, la liberté de choix et d'expression de sa créativité...
- Sommeil et repos
- Elimination des déchets
- Mouvement
- Connexion à la nature
- Sécurité
- Nourriture saine
 

Comment combler ces besoins sans s'empoisonner avec tous les éléments toxiques qu'a créé l'humain depuis le néolithique, et surtout depuis l'industrialisation?

- Température : plus facile avec un mode de vie nomade ou semi-nomade et en climat tempéré
 
- Air et eau : cf pollutions
 
- Soleil :
Au dessus de la méditerranée, s'exposer au maximum aux UV de types B et C (tant que c’est agréable, sans rougeurs ni chaud à la tête). Eviter les situations à UV A majoritaires : cabines UV, crème solaire, vitres, pollution atmosphérique,  lunettes de soleil, nuages.
 
- Bonheur et sérénité
Collectivement, la société est responsable des situations qui favorisent chez ses membres la santé ou sa dégradation, y compris la santé psychique, principalement par la culture de la bienveillance et la répartition des richesses.
Individuellement, il s'agit aussi de répondre à ses besoins et éviter les pollutions, mais aussi d'ajouter des outils psychologiques et psychosomatiques.
 
- Sommeil, repos et relaxation
Ils sont vitaux, sans eux pas de réparation, récupération et élimination des toxiques.
Le stress est un facteur majeur dans toute maladie, il est vain de tenter de se soigner dans des conditions stressantes. Il faut parfois se forcer à rester inactif et il faut régulièrement de la pure détente.
Café, thé, cacao et autres “anti-fatigue” sont des drogues dopantes qui empêchent le repos et la relaxation, à supprimer au moins les jours de repos.
Un repos bien plus complet est obtenu par un jeûne thérapeutique bien mené, car la digestion utilise une grande part de notre énergie et en jeûne des mécanismes de "grands travaux" se réveillent, qui sont en sommeil habituellement. C’est le meilleur moyen de guérir réellement de pathologies bénignes et lourdes, autant “physiques” que “psychologiques” (et en particulier celles censées contre-indiquer le jeûne) mais il ne se fait pas n’importe comment.
On ne peut pas être au repos et on dort moins efficacement si on est soumis à une forte pollution électromagnétique!
 
- Elimination des déchets
Eviter la surcharge en toxiques et nourriture, limiter le sport en anaérobie (essoufflement, douleurs) qui est toxique et acidifiant, laisser le repos nécessaire aux fonctions de maintenance (système parasympatique), permettre une bonne circulation dans le corps et favoriser l’oxygénation par le mouvement et des exercices de respiration, laisser respirer la peau (la brosser, éviter les cosmétiques, rester souvent nu), favoriser le péristaltisme intestinal (éviter les laxatifs de toutes natures et les aliments qui constipent, marcher, pratiquer le “squatt” : position naturelle des toilettes à la Turque), boire à sa soif. Ne pas se retenir si on doit aller aux toilettes, se moucher, péter, roter, se gratter, cracher etc.
 
- Mouvements :
Variés tous les jours avec pas mal de marche, éviter les sports et métiers où l'on fait toujours le même geste, et arrêter dès que ça devient douloureux ou pénible. Pour les épuisés, ne jamais s’essouffler, ne pas forcer au risque d’empirer l’épuisement durablement.
 
- Connexion à la nature :
Aller le plus possible en forêt, marcher pieds nus dans l’herbe, se baigner dans la mer ; observer les oiseaux, la verdure, les nuages...
 
- Sécurité : Dans le monde occidental, le plus grand danger après le stress, c’est la pollution au sens large. Ces 2 facteurs sont responsables de 95% des décès prématurés en France métropolitaine : https://www.facebook.com/groups/1788102954810766/permalink/1916094162011644/ Il faut s’en protéger en n'oubliant pas que notre corps n'est pas imperméable : la pollution entre par la bouche, le nez et la peau.
 
- Nourriture :
Au moins bio (le bio autorise des produits toxiques, mais moins), si possible sauvage ou auto-produite en permaculture, dans une terre riche grâce à la biodiversité (plantes, animaux, champignons et micro-organismes), très fraiche (manger autant que possible juste après la cueillette ou l'abattage pour éviter les dégradations des produits), sans additifs.
 

La question qui fait débat, c'est : quels aliments doit-on manger?

Contrairement aux autres animaux, nous ne le savons plus, parce que nous avons inventé de fausses nourritures, des choses transformées qui avec les normes sociales perturbent l'instinct (indicateur naturel de ce qui est bon pour nous simplement par le plaisir).
Je suis arrivée peu à peu à un régime paléo majoritairement cétogène en étudiant les nombreuses pistes et leurs incohérences. Ne cherchez pas LE régime paléo, comme on manque d’informations précises chacun fait le sien en partant d’un principe évident : chaque animal se porte mieux s’il est nourri avec l’alimentation à laquelle son espèce est adaptée.
 
Pour vous faire votre avis, voici des informations à considérer :
 
- L’alimentation, c’est 2 choses :
     . du carburant (glucides, lipides, protides et alcool)
     . et des nutriments (vitamines, minéraux, acides aminés essentiels, acides gras essentiels).
Et non, il n’existe pas de glucide essentiel, les glucides sont les seuls dont on peut se passer sans soucis (après un temps d’adaptation, ayant fonctionné toute une vie sur les glucides).
- Les végétaux cultivés et les animaux d’élevage sont issus de la manipulation de l’être humain, sans intérêt pour la santé : toujours plus gros, plus transportables, plus pratiques, plus beaux, plus dociles...
 
- Les maladies font qu’un aliment parfaitement sain pour l’un peut être un poison pour l’autre.
 
- Même si les évolutions sont minimes, chaque peuple s’est adapté partiellement à son milieu.
 
- Naturellement, nous aurions accès aux différents aliments par saisons réduites et notre alimentation serait équilibrée sur l’année, pas sur un repas. Ainsi une carence peut mettre de nombreux mois à apparaître et laisser croire qu’un régime restrictif serait bénéfique à vie.
Tout ce qui élimine des catégories complètes d’aliments vraiment paléo (non issus de la chimie, l’agriculture ou l’élevage) est à mon sens une erreur au long terme, mais peut être salvateur en cure.

. Un régime paléo cétogène (basé sur les lipides, très faible en glucides, limité en protéines) peut tout changer en cas d’épilepsie, diabète, cancer, épuisement (EM, lyme, mofasciite etc.)
. Le zéro carb (ou zéro végétal) paléo est intéressant en cure, il réussit à des ex vegans et des personnes devenues intolérantes à tous les végétaux (salicylates, amines, fodmaps, glucides etc.), et il est plus facile à tenir que tous les régimes restrictifs habituellement proposés pour ces conditions, alors qu’il réduit considérablement les choix de repas. Il peut remettre à zéro une situation qui aurait dégénéré, avant de reprendre un paléo varié.

. Avant de choisir un régime alimentaire à long terme, on doit généralement combler des carences dues aux erreurs passées : souvent en vitamines hydrosolubles par des végétaux crus, en divers nutriments par les produits animaux de qualité, en acides gras par des soit-disant “mauvaises graisses qui donnent du cholestérol” (une totale supercherie : http://www.zoelho.com/ZoelhoFR/Publish/Basiselementen/Voedingsstoffen/Lipiden/Cholesterol.htm ; https://www.facebook.com/permalink.php?story_fbid=365254743831109&id=100010397584987 ).
 
- Il semble absurde de se nourrir principalement de glucides en hiver : nos ancêtres avaient surtout comme nourriture disponible des animaux sauvages engraissés pour l’hiver. L’accessibilité des glucides en été est plus difficile à déterminer, mais sans industrie de la céréale ni fruits sucrés, il semble peu probable qu’ils aient été majoritaires dans l’alimentation. Idem en saison sèche dans les régions chaudes.
 
- Le plus consensuel des régimes hypotoxiques est celui du docteur Seignalet (en gros sans gluten, sans laitages, cuisson douce), il est peu radical et ne donne que de bons résultats, même s’il ne suffit pas toujours. Il se montre particulièrement efficace pour les troubles ORL et les douleurs chroniques.
 
- Les avis divergent sur la nécessité d’être strict, voici mon avis à ce stade. Chacun doit d’abord voir ce à quoi il est addict et ce qui a des conséquences néfastes à court terme, pour ne s’offrir d’écarts qu’une fois par mois sur ces produits. Il faut se laisser des écarts un peu plus fréquents pour le reste des produits déconseillés, afin de ne pas générer un stress dû à la privation dans un monde de tentations, et de favoriser une vie sociale épanouie.
 
- Certains aliments sont mauvais pour tous, d’autres le sont exceptionnellement, il faut trouver ce qui nous correspond. Dans l’idéal, on ferait des tests génétiques, igg, alcatest etc. pour commencer, puis on vérifierait par l’éviction parce qu’ils ne sont pas parfaits. Le plus facile à mon avis est de commencer par suivre les règles générales de l’alimentation paléo AIP low carb (faible en glucides), parce qu’elle est la plus proche de nos besoins physiologiques, basée sur les aliments disponibles à l’origine de l’espèce humaine et jusqu’à très récemment, puis de vérifier les allergies et autres intolérances moins courantes : salicylates, amines, moisissures, aliments soufrés, fodmaps, fructose, amidons etc. (http://www.pourquelarouetourne.com/lepidemie-dallergies-et-dintolerances-comprendre-pour-agir/) Les végétaux sont riches en principes actifs qui ont des avantages et des inconvénients, voir cet excellent article sur les anti-nutriments : http://livingfullynourished.com/news/fr/2015/02/06/0002/les-aliments-selon-leur-contenu-en-anti-nutriments
 

Voici les règles générales tirées de mes recherches, qui peuvent avoir des exceptions :

Il faut SUPPRIMER tous les produits transformés industriels et artisanaux (qui contiennent des additifs toxiques), les céréales, les produits laitiers (sauf le beurre en cétogène), les cuissons longues ou à haute température (molécules de maillard, destruction des vitamines), le sucre raffiné, le sel raffiné, les excitants (cacao café thé cola maté guarana), les viandes de très mauvaise qualité.
 
Il faut EVITER les solanacées riches en alcaloïdes toxiques, surtout peu mûres, surtout peau et pépins (tomate, aubergine, piments, poivrons, pomme de terre, physalis, goji), les légumineuses, les cacahuètes, le porc (même bio on lui donne n’importe quoi à manger...), l’excès de glucides et d'index glycémique élevé.
 
Il faut MANGER souvent :
- beaucoup de verdure, des variétés sauvages autant que possible (ail des ours plantain ortie gaillet grateron bardane consoude etc.)
- des graisses variées de qualité : avocat, olive fraiche, noix de coco, ghee cru, jaune d'oeuf cru, petit poisson sauvage, fruits de mer de qualité, fruits à coques ou huiles végétales bio première pression à froid, riches ou équilibrées en omega 3 (olive lin colza chanvre avocat), abats d’animaux sauvages si possible, bio au minimum (foie, moelle, graisse d’oie, bouillon d’os et de poisson, cervelle, sang etc.)
- des protéines : le muscle en est la meilleure source, les autres sont souvent mal assimilées et provoquent divers troubles (gluten, caséine, albumine, etc.), et le muscle est bien équilibré en acides aminés
- des produits animaux (origine bio ou sauvage). Pour les purs végétariens, l’oeuf mollet (blanc cuit, jaune cru) d’excellente qualité est à consommer quotidiennement l’hiver. Les invertébrés peuvent être un compromis intéressant : il n’y a pas de preuve qu’ils souffrent plus que la carotte ou la salade. Ne maltraitez pas l’animal que vous êtes en le privant de nutriments essentiels : http://vivresante.e-monsite.com/pages/electromagnetisme/erreur-vegane.html
- en saison des fruits pauvres en sucre, cueillis à maturité, crus : baies, fruits rouges, melon, pastèque, kiwi, agrumes acidulés
- du sel marin non raffiné sans additif? Je dois encore creuser cette question, il semblerait qu’une alimentation paléo d'aujourd'hui puisse être, au contraire de l’alimentation occidentale conventionnelle, carencée en sodium...
 

Comment manger ces aliments, quelques pistes à creuser :

 
- Pour les crudivores, la cuisson même douce serait mauvaise, pourtant les préhistoriens pensent que la cuisson a été un avantage évolutif. Le meilleur argument pour ne manger QUE cru : la leucocytose digestive, qu’on évite en commençant tout repas par du cru et en mangeant plus de cru que de cuit. La cuisson partielle et douce me semble un bon compromis dans le doute. Selon les aliments, la cuisson peut être bonne ou mauvaise : https://jacquelinelagace.net/2014/05/09/les-aliments-crus-et-cuits-leurs-avantages-et-leurs-inconvenients/
 
- Il pourrait être préférable de manger les glucides loin des graisses et protéines pour des questions de processus digestif.
 
- La digestion est allégée et les aliments mieux utilisés si l’on mange peu d’aliments différents lors d’un même repas. Ca permet aussi de mieux repérer les aliments mal tolérés.
 
- Il faudrait manger PEU (sans avoir faim) et moins souvent, ceci grâce à une amélioration des capacités digestives, un déconditionnement (les jeûnes peuvent aider), une nourriture bio, fraiche, en partie crue, et éventuellement des jus de légumes frais faits maison et de l'eau de mer pour combler des carences. Manger seulement en début de soirée est un bon moyen d’améliorer l’assimilation : quand on peut laisser la digestion se faire tranquillement. Manger dans le calme en mâchant bien favorisera aussi l’assimilation.

 

Date de dernière mise à jour : 13/05/2018

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