Paléo

Manger paléo, kézako?

Manger paléo, c’est essayer de se rapprocher d’une alimentation correspondant aux besoins humains, celle pratiquée à l’époque paléolithique par les chasseurs-cueilleurs.
Au néolithique, il y a 10 000 ans, l’humain a commencé à modifier son alimentation avec l’agriculture et l’élevage, concentrant et créant par sélection des espèces végétales et animales moins adaptées à ses besoins. Il a pu s’y adapter un peu, mais c’est un temps bien trop court pour qu’elles deviennent sa nourriture optimale.


Il n’existe pas UN régime paléo.
D’abord parce qu’au paléolithique, on n’avait pas partout les mêmes aliments toute l’année, on mangeait ce qu’on trouvait sur place, or faune et flore variaient beaucoup d’un endroit à l’autre et d’une saison à l’autre. Mais aussi parce qu’il y a différents points de vue sur le régime paléo. On manque d’informations précises sur ce que mangeaient nos ancêtres, et puis il est impossible dans nos contrées de manger comme eux : nous avons complètement transformé tout l’environnement et détruit la biodiversité.

En général, ce qu’on appelle “régime paléo” c’est :
- Exclure les additifs alimentaires et les transformations industrielles des aliments.
- Exclure (ou limiter fortement) les céréales, laitages, et légumineuses.
- Privilégier la qualité des aliments : de préférence sauvage, sinon bio.
- Privilégier les aliments locaux et de saison.

On devrait aussi pour faire un paléo sérieux :
- Arrêter de cuisiner : ne manger que des produits frais, bruts, en partie crus, et arrêter les mélanges de nombreux ingrédients, extraits, farines, huiles, émulsions, etc.
- Limiter les cultivars de plantes trop éloignés de leurs origines, manger plutôt des plantes sauvages, des fines herbes, des légumes feuilles verts, des baies et des fruits à coque.

On peut aussi aller plus loin :
- Faire un paléo cétogène le plus souvent, c’est-à dire très faible en glucides et riche en lipides : https://www.facebook.com/groups/vivrepaleo/permalink/1967585300195863/
- Privilégier les animaux sauvages et les espèces peu sélectionnées. https://www.facebook.com/groups/vivrepaleo/permalink/1947851162169277/
- Faire un paléo AIP (auto-immune protocol) en cas de trouble immunitaires : on évite aussi les solanacées, huiles végétales, graines et oléagineux, blanc d'oeuf, alcool, caféine (dont cacao), et on limite le fructose. Le ghee est une source de calories intéressante pour un paléo aip cétogène : faire fondre lentement un beurre bio puis le mettre aussitôt au frigo où l’eau, les protéines et les glucides se sépareront des lipides durant le refroidissement.
- Varier les familles d’aliments : les chasseurs cueilleurs mangent des insectes, des batraciens, des tas de plantes sauvages qu'on ne connait même pas, de la sève, des fleurs, des bourgeons, des oeufs pas de poule, des mollusques, des feuilles d’arbres, des reptiles, etc.
- Equilibrer son alimentation à l’année : plus de glucides en été, des périodes de jeûne, des végétaux de saison, cétogène ou LCHF l’hiver.
- Eviter les cuissons fortes comme préconisé par le Dr Seignalet, cuire lentement et partiellement.
- Ne pas laver ses aliments de qualité pourrait être intéressant : on avale ainsi un peu de probiotiques, minuscules insectes et larves.

NB : On peut pratiquer un régime paléo végé mais ce n'est pas conseillé en général. L’homo sapiens avant l’agriculture ayant toujours ayant eu une bonne part d'animaux dans son alimentation, surtout dans les régions froides ou arides, c’est une espèce omnivore. Un régime végétalien paléo est carencé en divers acides gras essentiels, acides aminés essentiels, vitamines et minéraux! Oeufs de grande qualité et fruits de mer sont des pistes intéressantes pour concilier nutrition et sensibilité végé, sans être parfaites.

Date de dernière mise à jour : 11/04/2018

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